Musique

 Straten, le nouveau projet

Nous montons actuellement notre nouveau projet musical dont voici « Comme Une Ombre », le titre de démo diffusé sur Youtube.

Utinam, notre ancien projet, n’existe plus.

Mais vous pouvez toujours retrouver ici tous nos anciens morceaux classés par année pour les écouter et lire également les paroles. Vous êtes libre de les télécharger, partager, et bien sûr de les réécouter à volonté (ca en fait des rimes en « é » !).

Si vous avez un compte SoundCloud, vous pouvez même commenter chaque morceau où vous le souhaitez !

Bonne écoute !

2014

  • Rédemption

    Il fait si froid, le soleil ne m’atteint pas
    Pourtant je sens en moi
    Tellement de colère
    Une douleur amère m’a infiltrée,
    c’est elle qui réchauffe
    Mon âme en peine, qui brûle ma peau

    J’ai peur que rien ne change
    Que je n’sois jamais plus là pour toi
    J’aurai voulu une chance de veiller sur toi
    Il me reste tant de remords

    J’étais confiante, je maitrisais le danger
    Roulant les yeux fermés
    J’étais invincible et tellement fragile
    Sûrement trop fière, mais ces lumières
    M’ont coupé de toi, coupé du monde

    J’ai peur que rien ne change
    Que je n’sois jamais plus là pour toi
    J’aurai voulu une chance de veiller sur toi
    Il me reste tant de remords

    Tout tourne si vite
    Tout s’arrête là
    Je sens mes os en moi se briser
    La vie m’échappe, je n’peux plus lutter
    J’ai froid, si froid, j’ai besoin de toi

    Je sens que je change
    Que je serai toujours là pour toi
    Enfin j’ai une chance de veiller sur toi
    Non je n’ai plus peur de la mort

2012

  • Trop Tard

    Locataires d’un monde perdu
    Héritiers d’une terre qui ne respire plus
    Rongés par une vie sans lendemain
    Ils voient venir la fin …

    Aucun espoir, tout s’est éteint.

    Il est trop tard, aucune chance
    De feindre à nouveau l’ignorance
    Tout est détruit maintenant
    Tout est mort à présent !

    Il est trop tard, plus personne ne vit dehors
    Plus aucune vie, là-bas c’est déjà mort
    Ils ont enfin compris qu’ils avaient tort

    Restés pendant des années
    Conscients de ne rien faire pour tous nous sauver
    Mais trop lâches, refusant d’agir
    Ils ont provoqué le pire …

    Personne n’a vu ce monde mourir.

    Trop occupés par toutes leurs guerres
    Ils se cachent désormais sous terre
    Tout est détruit maintenant
    Tout est mort à présent !

    Il est trop tard, plus personne ne vit dehors
    Plus aucune vie, là-bas c’est déjà mort
    Ils ont enfin compris qu’ils avaient tort

    Plus que des cendres
    Dans ce monde de fous
    Rien à comprendre
    Qu’à rester dans son trou …

    Tout est détruit … plus aucune vie …
    Aucun espoir … trop tard …

    Des remords
    Plus que des remords
    C’est la fin …
    C’est la fin …

    Il est trop tard, plus personne ne vit dehors
    Plus aucune vie, là-bas c’est déjà mort
    Ils ont enfin compris qu’ils avaient tort

    Il est trop tard, plus personne ne vit dehors
    Plus aucune vie, là-bas c’est déjà mort

    Trop tard !

  • Un Lourd Passé

    Je me rappelle, c’était un jour comme les autres
    On était tous ensembles issus d’un quartier pauvre
    La même galère,
    La même misère,
    Mais encore l’envie d’en sortir pour rendre nos parents fiers

    Ils sont venus vers nous, nous ont tendu la main
    Ont promis un avenir sans peur du lendemain
    Jamais plus une telle occasion ne se serait présentée
    Alors on les a tous suivi, confiants, sans hésiter

    Tu es là devant moi
    L’ennemi que je ne connais pas
    Tu n’comprends pas pourquoi ils sont tous là autour de toi

    J’ai vu tellement de choses que j’préfère oublier
    Pourquoi je n’suis pas resté là, tranquille dans mon quartier ?
    Mais maintenant que j’suis en face de toi la rage au ventre
    Dis moi donc c’que j’dois faire, pourrais-tu me comprendre ?

    Pourrais-tu me comprendre ?

    Je sens encore une fois
    Cette peur que je ne contrôle pas
    Tous ces visages qui tournent autour de moi
    Toutes ces images qui ne me quittent pas

    J’ai parcouru plusieurs milliers de kilomètres
    Venu dans ton pays, celui qui t’a vu naître
    Pour une guerre qui ne me concerne pas
    Pour une cause à laquelle je ne crois pas

    L’homme,
    Envieux de c’qu’il ne peut pas avoir
    L’homme,
    Prêt à tuer pour la gloire
    C’est facile d’avoir du courage une arme dans les mains
    Surtout qu’en face on se cache les yeux avec les poings

    Ce n’est pas mon combat
    Ce n’est pas ce monde que je vois
    Je n’comprends pas pourquoi je suis venu jusque chez toi

    Tes semblables ont tué les miens pour se défendre
    Mes chefs m’ont convaincu de te réduire en cendres
    A genoux devant moi, mon arme sur ton front
    Dis moi qui sera le gagnant, de qui se souviendra-t-on ?

    De qui se souviendra-t-on ?

    Je sens encore une fois
    Cette peur que je ne contrôle pas
    Tous ces visages qui tournent autour de moi
    Toutes ces images qui ne me quittent pas

    Je tombe en silence
    Ce silence …
    Non …

    Ils étaient tous comme nous, de simples adolescents
    Maintenant face contre terre, ils baignent dans leur sang
    Jamais plus j’ne pourrai les regarder en face
    Jamais plus j’ne pourrai me voir dans une glace

    Pour ces grands hommes, nous n’sommes que des numéros
    Des jeunes sacrifiables, au QI proche du zéro
    A moitié fous, à moitié condamnés,
    A nous de vivre dans la peur des fantômes d’un lourd passé

  • Ailleurs

    Tout est si noir, si souvent
    Tout est si froid, si souvent
    Trouver son chemin, quand on est enfant
    Mais pour quel destin, si c’est en saignant

    Pourquoi faut-il faire semblant ?

    Ce n’était pas un idéal
    Même les rêves étaient bannis
    Là-bas tout était anormal
    Mais ici …

    Tout dans ce monde l’écœure
    Elle ne voit plus comment elle peut vivre mieux ailleurs
    Rien dans ce monde ne l’effleure
    Et pourtant je pensais pouvoir calmer ses peurs

    Croire au destin n’est plus possible
    Quand tous les hommes sont si violents
    Se taire et plier, impassible
    Si souvent …

    D’abord un père
    Ensuite un amant
    Là-bas se taire
    Ici mourir en criant

    J’aurai dû être là
    La sauver bien avant
    La prendre dans mes bras
    Pouvoir gagner du temps

    Et pourtant …
    Je l’aimais tant

  • Piégée

    J’ai laissé faire tant de fois
    Tes caprices, ta mauvaise foi
    J’aurai fait n’importe quoi pour que tu n’partes pas
    T’en as tellement profité
    Je n’pouvais pas résister
    Tu savais comment me piéger

    Pour quel mirage ?

    Je ne crois plus en tes histoires
    Je n’veux plus croiser ton regard
    Tu m’as détruit, pourri la vie, cette fois c’est fini
    Je vais enfin pouvoir contrôler ma vie

    J’étais là dans tes galères
    Et tes envies suicidaires
    Même quand tout allait mieux, tu restais un mystère
    Tu m’as bien manipulé
    J’aurai dû les écouter
    Ils savaient que j’étais piégée

    Prendre un nouveau virage …

    Je ne crois plus en tes histoires
    Je n’veux plus croiser ton regard
    Tu m’as détruit, pourri la vie, cette fois c’est fini
    Je vais enfin pouvoir contrôler ma vie

    Je ne crois plus en tes histoires
    A toi d’être seul dans le noir …

2010

(eh oui, on n’avait pas encore de chanteuse en 2010, c’était donc Kiouz au chant !)

  • Reste

    Ils t’ont trouvé le coeur détruit
    T’ont amené tout près de lui
    Jamais tu n’t’es senti heureux
    Maintenant tu penses l’être avec eux

    Reste dans ce monde qui t’appartient
    Reste seul éloigné des tiens
    Reste convaincu que tu es maître de ton destin

    Cet homme est pour toi un leader
    Il ne connaît ni haine ni peur
    Pourquoi alors te garde-t-il
    Comme tous les autres, si dociles

    Reste dans ce monde qui t’appartient
    Reste seul éloigné des tiens
    Reste convaincu que tu es maître de ton destin

    Tu étais libre
    Mais tu ne regrettes pas
    Tu restes libre
    De faire le bon choix

    Reste dans ce monde qui t’appartient
    Reste seul éloigné des tiens
    Reste convaincu que tu es maître de ton destin

    Reste dans ce monde qui t’appartient
    Reste seul éloigné des tiens
    Reste convaincu que tu es maître de ton destin

  • Réveille Toi

    Eh toi, qu’est-ce que tu crois ?
    Tu sais ces gars là ils n’sont vraiment pas comme toi
    Ils manipulent, tel des crapules,
    Les envies, les rêves des gens sans histoires
    Télécommande dans une main,
    Le regard vide, en cherchant en vain
    Pour qui voter ? Qui va rester ?
    De toute façon, c’est pas à toi de décider

    Réveille-toi
    Toi aussi tu te dis « mais pourquoi pas moi ? »
    Entrer dans ce cercle, devenir une star de télé
    Mais comment faire comprendre à une petite gamine de huit ans
    Que tout ce qu’ils veulent en fait, c’est juste les tunes des parents

    Eh toi, barricadé,
    La guerre civile s’installe dans ton quartier
    C’est trop dangereux, ils foutent le feu
    T’es bien mieux planqué là derrière ta télé
    Agressions, viols, à chaque coin de rue,
    Bien sûr tu le sais, même si t’as rien vu
    Réalité exagérée ?
    De toute façon, les médias en ont parlé

    Réveille-toi
    Regarde-toi planté là
    Réveille-toi
    Cette vie n’est pas pour toi

    Ouvre les yeux et regarde ces gens autour de toi
    Lobotomisés, perdus, cherchant pourquoi
    Ils ne vivent pas dans ce monde parfait rempli de stars
    Mais leur cerveau est vide, dommage, c’est déjà trop tard

    Qu’est-ce qu’on attend pour se réveiller et foutre le bordel
    Quand on entend toute cette merde qui passe dans nos radios
    Toujours les mêmes chansons, on se demande bien lesquelles
    Vont un jour prendre le risque de stopper net ce sale boulot

    A-t-on une chance ? Une quelconque importance ?
    Nous ne sommes que des pantins gavés de cette substance
    Celle qui transforme la ménagère de moins de cinquante ans
    En une grosse pompe à fric dressée à ne jamais montrer les dents

    Eteint ta télé et découvre toi-même ce monde
    Ses différences, une chance de pouvoir sauver ton âme
    Jusqu’au jour où tu prendras le contrôle des ondes
    Pouvoir changer la vie de milliers d’hommes et de femmes

    Regarde-toi planté là
    Ce n’est pas ton choix, cette vie n’est pas faite pour toi
    Tous ces mensonges …

    Réveille-toi
    Regarde-toi planté là
    Réveille-toi
    Cette vie n’est pas pour toi

  • Un Dernier Espoir

    Sans me laisser aller,
    Je marche seul sur un chemin glacé
    Sans toi, je ne veux plus chercher
    Ce bonheur que tu m’as apporté

    Un dernier espoir ? Un jour te revoir ?
    J’en aurai le pouvoir
    Tant de désespoir, jamais te revoir
    En aurais-je le pouvoir ?

    Rêve ou réalité
    Je crois te voir en train de m’observer
    Ces rêves jamais plus partagés
    Me hanteront pour l’éternité

    Un dernier espoir ? Un jour te revoir ?
    J’en aurai le pouvoir
    Tant de désespoir, jamais te revoir
    En aurais-je le pouvoir ?

    Tout se met à tourner, je ne sens plus mon corps
    J’ai cette impression en moi, celle d’être déjà mort
    Et pourtant je peux sentir ton visage
    Et pourtant j’en suis sûr, ce n’est pas un mirage

    Tu m’as trouvé sur le sol, après une dose de cyanure
    Tu venais pour me voir, pour retenter l’aventure
    J’aurais du tout tenter, venir te revoir
    J’ai tout gâché mon amour, c’était mon dernier espoir

  • Une Seule Nuit

    Si tu savais comment choisir
    Si tu savais quelle porte ouvrir
    Pourrais-tu trouver en toi
    La force de tout laisser derrière toi

    Et si on partait demain
    Et si on changeait de vie
    Et si on prenait ce chemin
    Même pour une seule nuit

    Si tu pouvais toujours entendre
    Si tu pouvais un jour comprendre
    Saurais-tu venir à bout
    De tous ces codes, de tous ces verrous

    Et si on partait demain
    Et si on changeait de vie
    Et si on prenait ce chemin
    Même pour une seule nuit

    Même si j’ai peur parfois
    De ne pas être mieux là-bas
    Je n’irai pas sans toi

    Et si on partait demain
    Et si on changeait de vie
    Et si on prenait ce chemin
    Même pour une seule nuit

  • Un Enfant

    Un enfant si différent
    Luttant en silence
    Les nuits passent, les souvenirs restent
    Je sens ta présence

    Les yeux fermés, je voulais croire
    En ce long combat
    Tant de vie et tant d’espoir
    Je n’oublie pas …

    On ne t’oubliera pas

    Toute une vie, à se battre
    Contre la maladie de trop
    Sans te plaindre, faisant face
    Tu es parti bien trop tôt

    Tu venais d’avoir onze ans, aimais la vie, curieux de tout
    Profiter de chaque instant, nourrir des rêves même les plus fous

    Quel destin, quelle croyance ?
    En quoi devais-tu croire pour affronter tant de malchance ?
    Tu nous donnes une leçon majeure
    Celle de n’jamais s’plaindre, de combattre ses peurs, tu sais
    Toutes ces années passées, ton frère, ta sœur, parents, cousins, amis
    T’ont tant aimé
    Repose en paix, tu vas tous nous manquer

    Tu vas tant nous manquer

    Toute une vie, à se battre
    Contre la maladie de trop
    Sans te plaindre, faisant face
    Tu es parti bien trop tôt

    Des souvenirs, des images
    Un sourire, un visage
    Cet amour jusqu’au tout
    Dernier jour …

    Toute une vie à se battre
    Contre la maladie de trop
    Sans te plaindre, faisant face
    Tu es parti bien trop tôt

    Toute une vie à se battre
    Sans te plaindre, faisant face
    Tu es parti bien trop tôt
    Prends soin de nous de là haut

  • Souffrances

    Traversé par les remords, le doute s’empare de tout mon corps
    Tout devient si sombre que plus rien n’a d’importance
    Je repense à ces instants qui me reviennent une fois encore
    Et au jour où tu refusas de me laisser une chance

    Le cœur brisé, les yeux en pleurs, j’ai voulu te comprendre
    La voix froide et indifférente tu ne voulais rien entendre
    Le temps s’est arrêté, la vie n’avait plus aucun sens
    Ces années de bonheur avaient sombré dans l’ignorance

    Pendant longtemps mes questions m’ont détruit de l’intérieur
    Mes pensées se perdaient restant blessé face à mes peurs
    Maintenant je sais que lorsque tu étais près de moi
    Tu pensais à lui et tu voulais être dans ses bras

    Non, tant de souffrances pour rien
    Non, tant de présence pour rien

    Tes mensonges m’ont rendu plus fort que tu ne seras jamais
    Enfin éloigné de toi le monde devient parfait

    Jamais je n’aurai pu penser
    Avoir autant de rage
    Envers quelqu’un comme toi qui manque
    Autant de courage

    Jamais je n’aurai pu penser
    Avoir autant de rage
    Envers quelqu’un comme toi qui manque
    Autant de courage